Avant toute chose, il convient d'établir la différence entre : parquet, plancher, parquet flottant, et sol stratifié.
Le parquet est un revêtement de sol possédant au moins 2,5 mm de couche d'usure de bois. Lorsque la totalité de la lame est constitué de la même pièce de bois, celui ci correspond à du parquet massif. Ce dernier se pose à l'aide de colle ou cloué sur lambourdes. Si il constitue la dalle en elle même on le nomme plancher.
Le parquet flottant est un parquet dont chaque lame sont reliées entre elles mais pas fixées au sol ni au mur ( d'où le terme flottant ). Il n'est pas conseillé de poser du parquet massif en pose flottante car les pièces de bois massif sont trop instables.
On utilise donc un parquet constitué de plusieurs éléments collé entre eux c 'est le parquet contrecollé.
Enfin, bien qu'ayant l'aspect d'un parquet, le sol stratifié ne comportant pas d'élément de bois est souvent appelé à tort parquet stratifié.
Vous trouverez sa composition dans la rubrique " fiche technique".
1/ Avoir une idée précise de votre budget. Bien que les parquets soient de plus en plus abordables les parquets en bois massifs peuvent couter très cher. Savoir combien vous pouvez mettre vous permettra de gagner du temps car il limitera vos options.
Ne pas oublier de prendre en compte le budget « pose ». Un parquet massif devra surement être posé par un professionnel alors qu'un sol stratifié peut facilement être posé seul.
2/ Pensez à l'utilisation future de votre pièce, déterminez la fréquence de passage et l'usage qui en sera fait. Plus le parquet sera sollicité, plus il aura des chances de se décoller ou de perdre de son lustre au fil du temps. Par ailleurs, les parquets traditionnels sont aussi à bannir des salles d'eau et des pièces humides car l'humidité fait gonfler le bois et occasionne des craquelures. Pour une pièce très fréquentée et sujette à l'eau, comme une cuisine ou salle à manger, il faut privilégier un revêtement stratifié.
3/ Considérez la décoration de votre pièce. Vous voulez que votre parquet s'harmonise avec votre pièce. Les bois plus sombres se marient bien avec une décoration traditionnelle, tandis que les bois clairs vont bien dans un décor rustique ou contemporain.
4/ Décidez du type de revêtement que vous souhaitez. Chaque revêtement à ses propres caractéristiques, Adapter ou non à une classe d'usage. Par exemple, pour les parquets l'érable est un bois très dur et très bon pour les zones à fort trafic, mais il ne peut pas être souillé. Les sols stratifiés, eux aussi, peuvent être très résistants mais peu adaptés à une pièce humide.
Il existe différentes catégories et différentes normes auxquelles il faut faire très attention avant de déterminer le revêtement qui conviendra le mieux à vos besoins.
Ci-dessous voici une liste non exhaustive des normes qu'il faut connaitre avant de choisir son parquet :
La norme européenne EN 13 329 régit le classement d'utilisation des revêtements de sol stratifiés (elle remplace la norme EN 438).
La norme EN 13 329 répertorie les indices suivants.
• La Classe d'utilisation : qui est: soit domestique ou commercial (voir details ci dessous) .
=> Classe 33 étant l'usage le plus important
• La Résistance à l'abrasion (par test TABER S42) : 5 classement AC1 à AC5.
=> AC5 étant la résistance a l'usure la plus forte.
• La Résistance aux chocs : 3 classements IC1 à IC3
• La Résistance aux taches : 5 grades selon méthode normée EN 438-2.
• La Résistance aux brûlures de cigarette : selon méthode normée EN 438.
• L'effet d'un pied de meuble : Indice de mesure de visibilité selon méthode normée EN 424.
• L'effet de chaise à roulettes : Indice de mesure de visibilité selon méthode normée EN 424.
L'ensemble de ces indices permet d'identifier les possibilités d'utilisation du revêtement de sol et sont signalés par des pictogrammes sur l'emballage.